L’enclave, le piège, l’ouverture.

Est-ce à dire qu’il n’y a aucun débat à avoir sur la validité des images et des informations qui nous parviennent de Syrie ? Non, c’est indispensable, et il faut avoir une grande méfiance vis-à-vis des récupérations, des journalistes « embarqués », des commentateurs déconnectés du terrain mais pas de leur agenda politique. Pour cela, critiquer vaguement les « images » ne suffit pas. Cela ne passe certainement pas non plus par un auto-aveuglement (ignorons ce dont nous ne voulons pas parler) mais par l’examen des faits et une bonne connaissance de la situation.

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alors c’est ça, un procès politique ?

… le rituel judiciaire continue à jouer à plein, se substituant même à l’exigence réelle de justice qui le fonde. N’a-t-on pas eu un exemple parfait de ce détournement du rituel judiciaire en un spectacle pervers et injuste lors de la parodie qu’a constitué le procès de Jawad Bendaoud, le « logeur » de Daesh ?…

La règle du jeu

Il faut absolument lire l’article de Nick Turse pour prendre la mesure de la réalité qui y est décrite, parfois d’un ridicule désarmant et faisant naître en même temps un puissant malaise. « Le jeu de guerre, qui couvre le futur jusqu’au début de 2026, « se veut refléter une description plausible des tendances et des influences majeures dans les régions du monde »

Wang Hui – the end of the Revolution (extraits) 3/4

« Que l’on parle de la soi-disant « fin des années 90 » ou que l’on analyse « la fin de la révolution », le véritable objectif est d’élucider la situation face à laquelle nous nous trouvons, et d’interroger et de formuler une nouvelle politique, une nouvelle voie dans une nouvelle direction. Cette « fin » n’est pas une fin au sens hégélien mais plutôt la volonté de rompre avec le passé et le désir de construire une nouvelle politique. C’est à partir de là que nous devons regarder en arrière l’héritage révolutionnaire du vingtième siècle. »

Wang Hui – the end of the Revolution (extraits) 2/4

Le dualisme État / marché dissimule le fait que l’État est un facteur fondamental et intrinsèque dans les économies de marché, de même que les activités économiques concrètes elles-mêmes produisent des forces anti-marché, telles que les manipulations accomplies par les monopoles, les interventions des oligarques de la finance, et les divers contrôles exercés par le gouvernement. L’enjeu de cette discussion en ce qui concerne le problème de l’intervention est politique : dans la situation actuelle, ce que nous poursuivons est la démocratisation de l’État, non sa dissolution.