Wang Hui – The end of the Revolution (extraits) 1/4

« Depuis 300 ans, dans l’humanité entière, on a certainement lié des liens plus proches les uns avec les autres à travers le colonialisme, le commerce inégal et le développement technologique, cependant il n’existe rien tel qu’une voie commune entre colonisateur et colonisé, entre l’Afrique et les US, ou entre la Chine et les grandes puissances. De telles histoires communes n’existent que comme fictions…

Hystéries

Un peu plus nouvelle peut-être, l’hystérie qui fait rage contre les abstentionnistes, qui pour une fois comptent. Celle qui plonge nombre de Français (et pas que) dans les affres : imaginant le pire, et comme seule alternative au pire, le vide macronisé, les voici dressant des barrages dans un « front républicain », comme s’il n’y avait pas d’autre espace, d’autre moment politiques

Le plan B ?

Il faut reposer la question : plutôt que l’efficacité politique, qui sera déterminée a posteriori, il faut juger les offres politiques sur leur consistance – vérifiable ici et maintenant (…) Il y a deux batailles souvent contradictoires : la bataille électorale et la bataille des idées.

De l’urgence de se désintéresser de cette élection (et des autres) – deuxième partie

Un autre problème de nos démocraties parlementaires, où la politique est réduite au vote, c’est aussi : qui vote ? Qui peut voter ? Ceci donne une bonne indication de l’état de la communauté. La légitimité des électeurs, leur droit à se prononcer politiquement, à participer aux élections est le double d’un autre droit, bien plus essentiel, celui d’être compté par l’État. Nos États tirent leur légitimité du fait qu’ils représentent le peuple, mais la définition de ce peuple ne va pas de soi. En effet, un nombre important d’habitants sont réduits à l’état de fantômes en termes de citoyenneté. Ils sont là, ils travaillent là, ils paient des impôts mais ils n’ont presque aucun droit car ils n’ont pas de papiers.

De l’urgence de se désintéresser de cette élection (et des autres)

Il est communément admis que le vote est l’expression de la souveraineté populaire. Qui dit souveraineté dit « pouvoir ». Or, de quel pouvoir politique disposons-nous aujourd’hui ? Celui de voter, pas plus, surtout pas plus. La définition du vote devrait être reformulée ainsi : le vote est l’expression de l’opinion d’une partie autorisée du peuple. Il participe de la liberté d’expression, pas plus.