Wang Hui – the end of the Revolution (extraits) 3/4

« Que l’on parle de la soi-disant « fin des années 90 » ou que l’on analyse « la fin de la révolution », le véritable objectif est d’élucider la situation face à laquelle nous nous trouvons, et d’interroger et de formuler une nouvelle politique, une nouvelle voie dans une nouvelle direction. Cette « fin » n’est pas une fin au sens hégélien mais plutôt la volonté de rompre avec le passé et le désir de construire une nouvelle politique. C’est à partir de là que nous devons regarder en arrière l’héritage révolutionnaire du vingtième siècle. »

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Wang Hui – the end of the Revolution (extraits) 2/4

Le dualisme État / marché dissimule le fait que l’État est un facteur fondamental et intrinsèque dans les économies de marché, de même que les activités économiques concrètes elles-mêmes produisent des forces anti-marché, telles que les manipulations accomplies par les monopoles, les interventions des oligarques de la finance, et les divers contrôles exercés par le gouvernement. L’enjeu de cette discussion en ce qui concerne le problème de l’intervention est politique : dans la situation actuelle, ce que nous poursuivons est la démocratisation de l’État, non sa dissolution.

Wang Hui – The end of the Revolution (extraits) 1/4

« Depuis 300 ans, dans l’humanité entière, on a certainement lié des liens plus proches les uns avec les autres à travers le colonialisme, le commerce inégal et le développement technologique, cependant il n’existe rien tel qu’une voie commune entre colonisateur et colonisé, entre l’Afrique et les US, ou entre la Chine et les grandes puissances. De telles histoires communes n’existent que comme fictions…

Hystéries

Un peu plus nouvelle peut-être, l’hystérie qui fait rage contre les abstentionnistes, qui pour une fois comptent. Celle qui plonge nombre de Français (et pas que) dans les affres : imaginant le pire, et comme seule alternative au pire, le vide macronisé, les voici dressant des barrages dans un « front républicain », comme s’il n’y avait pas d’autre espace, d’autre moment politiques

Le plan B ?

Il faut reposer la question : plutôt que l’efficacité politique, qui sera déterminée a posteriori, il faut juger les offres politiques sur leur consistance – vérifiable ici et maintenant (…) Il y a deux batailles souvent contradictoires : la bataille électorale et la bataille des idées.

De l’urgence de se désintéresser de cette élection (et des autres) – deuxième partie

Un autre problème de nos démocraties parlementaires, où la politique est réduite au vote, c’est aussi : qui vote ? Qui peut voter ? Ceci donne une bonne indication de l’état de la communauté. La légitimité des électeurs, leur droit à se prononcer politiquement, à participer aux élections est le double d’un autre droit, bien plus essentiel, celui d’être compté par l’État. Nos États tirent leur légitimité du fait qu’ils représentent le peuple, mais la définition de ce peuple ne va pas de soi. En effet, un nombre important d’habitants sont réduits à l’état de fantômes en termes de citoyenneté. Ils sont là, ils travaillent là, ils paient des impôts mais ils n’ont presque aucun droit car ils n’ont pas de papiers.